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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Le Centre JM

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1) HISTORIQUE 2) PRÉSENTATION DE L’HÔPITAL DE JOUR 3) MON RÔLE À L’HÔPITAL DE JOUR 4) QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LE TRAVAIL EN H.J

QUELQUES REFLEXIONS SUR LE TRAVAIL EN HÔPITAL DE JOUR D’avoir travaillé avec les deux sous-sections, m’a bien aidé à comprendre le fonctionnement cloisonnant dans lequel, on peut tomber, si on ne reste pas vigilant. Les enfants m’ont énormément appris, à écouter et c’est paradoxal car ceux qui m’ont appris ne parlaient pas. Ils m’ont appris à être prête à la surprise, à l’imprévu et de pouvoir m’adapter sans être envahie par la panique. A ne pas les figer dans des symptômes. Ils m’ont enseignée ce que je n’arrivais pas à leur apprendre. La patience. Toute chose nécessite du temps, apprendre à vivre peut-être un peu plus. Etre en contact permanent avec des enfants psychotiques, n’est pas sans effet, j’ai pu le réaliser en entrant en formation. Un vrai recul, de vraies pauses donc nécessaires pour rester en bonne santé. Les journées passent très vite, et le train-train quotidien tout aussi vite peut s’installer. Pourtant, il me semble que pour travailler de manière moins clivée, nous avons tout intérêt à nous ouvrir, chacun dans notre domaine, et notamment en direction des familles. Si le travail est l’intérêt de l’enfant, alors nous ne pouvons mettre les familles de côté. Précisément, parce que nous ne pouvons pas intervenir des mêmes places, le contact avec la famille est important. Je regrette beaucoup qu’il y ait une telle coupure entre l’équipe des thérapeutes et l’équipe éducative et de manière générale entre chaque équipe. J’ai pu comprendre grâce à la formation d’éducateur spécialisé, la résistance aux changements, surtout après avoir entendu l’histoire de cet établissement. J’ai plus facilement pu identifier, les mécanismes de groupe auxquels nous sommes confrontés lors de nos réunions. Le fait de partir en formation, m’a également permis de visualiser concrètement les niveaux d’implications de l’institution avec l’éducateur. Le fait, d’accepter une formation est pour les deux parties un contrat qui peut mettre en décalage la réalité institutionnelle et le discours de la formation. C’est une remise en cause des deux parties, une nouvelle position à trouver. Le métier d’éducateur, reflète les changements de la société et demande donc de réajuster à tout moment ses valeurs. C’est une réflexion personnelle, une réelle remise en cause permanente face à l’évolution de la société. C’est donc une volonté d’action pour aider les populations dont il a la responsabilité, dans une recherche de mieux être, d’autonomie, et non d’assistanat ou de gardiennage. L’identité de l’éducateur est autant issue de la formation, de la réalité du terrain, que de sa propre expérience, au sein d’une société en perpétuel mouvement

Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Rapport de stage dans un internat éducatif d'un EREA
Je présenterai dans un premier temps l’EREA * d’une façon globale : son cadre institutionnel et juridique, son secteur de la formation et son secteur éducatif. Puis, je m’attarderai à décrire le quotidien à l’internat, en particulier sur le groupe des 5ième-4ième, mon implication entant que stagiaire dans ce quotidien, ainsi que les modes d’interventions qui pour moi participent au développement d’une relation éducative et de confiance entre jeunes et éducateurs. Dans une troisième partie, je présenterai plus particulièrement un mode d’intervention qui m’est apparu pertinent, la Pédagogie Institutionnelle, à l’aide de concepts théoriques et de sa mise en place concrète à l’internat. Enfin, je terminerai en partageant les réflexions sur le rôle de l’éducateur auprès de ce public que ce stage m’a permis.
Stage dans un Foyer d'Accompagnement Educatif (FAE),
Dans le cadre de cette structure, mes fonctions me permettent d'accompagner chaque jeune dans son individualité et dans la contrainte du groupe. Ainsi, j'assure un suivi individuel d'une jeune dont j'ai la coréférence, participe aux différents temps d'échange, anime des sorties et séjours, m'implique dans les partenariats existants et souhaite monter un projet « soin du corps ». Parce que nous sommes nombreux à accompagner différentes individualités, le travail en équipe est primordiale. Par le biais de cet écrit, j'essaierai de mettre en relief une collaboration parfois difficile mais toujours indispensable. Nous verrons comment l'équipe est amenée à gérer collectivement des problèmes individuels. Je traiterai également de la question de la responsabilité: repose t-elle sur des individualités distinctes, ou sur une équipe unie? Je serai amenée à soulever des alliances, des omissions et des actions faites à l'encontre d'une décision d'équipe. Par cet écrit, je ne souhaite ni accabler, ni condamner: son seul but est l'analyse pragmatique et théorique.
L’Itep et l’ouverture sur le milieu scolaire ordinaire
Tout d’abord, on peut noter que le travail entre l’ITEP et cette école de secteur tient d’un travail de coopération de longue date. En effet leur proximité sur le territoire permet à l’école et à l’ITEP de s’organiser facilement pour des rencontres entre professionnels pour faire des bilans de leur coopération de manière générale, mais aussi de mettre en place facilement les réunions d’Equipe de Suivi de Formation. Cela a permis de rendre compte de la réactivité des acteurs de secteurs par rapport à Raphaël. Cette relation régulière permet des avantages par rapport à la souplesse et à l’organisation de temps scolaires adaptés aux besoins de Raphaël. On peut aussi mettre en avant que l’ITEP a répondu positivement aux demandes des parents et de l’enfant, ce qui respecte le cadre légal apporté par la loi de 2002-2, respecte le droit des usagers et favorise l’enfant à se tourner vers l’extérieur.

Les limites observées : Cependant les circonstances de cette inclusion immédiate ont eu des conséquences sur le fonctionnement de l’ITEP. Tout d’abord, par manque de moyens de transport un éducateur doit aller chercher Raphael dans son école, il manque donc un éducateur durant une courte période sur l’ITEP. Cependant les matinées sont les moments où les enseignants procurent leur cours aux enfants de l’institution et ces moments sont toujours source d’angoisse pour certains enfants qui peuvent être accueillis par des éducateurs pour être apaisé. Les horaires de présence de Raphael à l’école de secteur se trouvent être les mêmes horaires qu’ont les professionnels thérapeutiques présents sur l’ITEP. Raphael ne pourra donc pas suivre une thérapie interne malgré la nécessité pour son suivi de rencontrer le pôle thérapeutique. De plus les parents de Raphael souhaitaient que celui-ci profite des temps de groupe (temps de repas, récréations,..) de l’école de secteur. Ce souhait parental se confronte à une réalité financière institutionnelle. Les ITEP sont financés par l’Agence Régionale de Santé par des prix de journée. C’est-à-dire qu’un ITEP est financé par des prix de journée. En effet, le budget annuel d’un ITEP est calculé aux prix de journée, pour calculer le prix de journée on définit les coûts des charges d’un enfant sur une journée ainsi que le nombre de journées prévisionnelles. Cela dit chaque absence d’un enfant doit être justifiée à la fin de l’année à l’ARS sinon cette journée sera déduite du budget de l’année suivante. L’ITEP ne peut donc pas se permettre de ne pas faire participer Raphael au moment fort de la journée, comme le repas, sous peine de voir son budget réduit l’année suivante.
Le travail avec les familles

Sébastien avait vingt ans lorsque je commençais à travailler à l’internat. Il émanait de lui une tension palpable prête à exploser à chaque instant. Cela arrivait périodiquement qu’il ait des excès de violence. En « bon » professionnel que je suis, j’ai appliqué des « recettes » que j’avais acquises par l’expérience et les formations.

Après deux mois de « bonnes » écoutes, de « bonnes » observations, de « bonnes » analyses, de « bonnes » connaissances de son dossier, de « bons » échanges avec mes collègues de la « bonne » équipe pluridisciplinaire, je revendiquai auprès des parents de Sébastien, lors d’un entretien informel que cela se passait très bien avec lui. C’était le cas, il participait aux activités.

Il faisait ce qu’il devait faire comme tout à chacun dans sa vie quotidienne. On parlait de son avenir (Sébastien a d’importantes capacités d‘apprentissage qui correspondent à celles nécessaires pour un poste en établissement et service d’aide par le travail (E.S.A.T)).

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